Dans la phase de devéloppement d’un site, ce dernier passe toujours par une phase bêta. Ce terme a plusieurs incidences et plusieurs significations.
Le sens premier est celui-là. Un site/logiciel en version bêta est donc un produit soit dont toutes les fonctionnalités ne sont pas implémentées soit dont les fonctionnalités ne sont pas totalement opérationnelles.
Cette version sera la plupart du temps réservée à un panel restreint d’utilisateurs : les bêta-testeurs.
Ces derniers sont des privilégiés et découvrent en avant-première le nouveau produit. Il leur est demandé de remonter tout type de problème rencontré dans son utilisation.
En fournissant un produit avec la mention bêta, les commanditaires se protègent quelque peu d’une réaction vive des utilisateurs quant au mauvais fonctionnement, à la non-satisfaction des leurs attentes et besoins.
Si dans le monde du logiciel, les versions bêta sont fournies à peu de personnes, l’avènement du Web 2.0 a amené son lot de nouveauté, de nouveaux services. Il faut être le premier à lancer le site et dans ce cas il est ouvert au plus grand nombre.
Le logo avec la mention bêta devient tendance et synonyme de site 2.0 (l’exemple ci-dessous m’a bien fait rire )
Ainsi le concept de perpetual bêta se définit ici par le fait que ces « sites 2.0″ gardent toujours cette mention bien qu’ils soient certaines en verison « release » (officiel, stable).
Puisque le produit est perpétuellement en version bêta, cela signifie qu’il est toujours amené à évoluer, fonctionnellement et techniquement. Cela met donc de côté un cycle de développement classique dans lequel il y a cahier des charges, spécifications, conception, développement, recette et mise en production.
Avec ce concept, le cycle classique explose.
Je finirais par une question : quelle l’incidence sur la responsabilité juridique. Si ce n’est pas un produit final, est-ce que cela change quelque chose ou non ? Un juriste du droit multimedia pourrait nous renseigner sur ce sujet. Si vous avez plus d’infos, je suis preneur.
Un effet de bord de cette notion concerne la confiance accordée par les utilisateurs à ces produits estampillés bêta.
"Ah, c'est en bêta ? Donc c'est pas fini alors ? ça va planter tout le temps !"
En se référant à un logiciel classique, c’est le cas. Pour les services Web 2.0, ce ne sera pas toujours le cas.
Prenez par exemple, les services de Google dont sites web et logiciels sont en perpétuelle version bêta mais totalement opérationnels.

Je n’avais pas connaissance de cette mode « beta web 2.0″, intéressant.
Par contre la norme souvent utilisée (notamment dans le logiciel libre) est la suivante : alpha (fortement instable, manque des fonctionnalités), beta (toutes les fonctionnalités mais encore potentiellement instable).
On est alors plus dans le second cas mentionné ici.