Par
Mathieu Collet dans
Méthodes le
16 juillet 2008 |
2 commentaires
L’ergonome, à la base de la définition fonctionnelle, structurelle de l’interface met en place dans la phase de conception des principes de navigation, de mises en avant ( »push »), des fonctionnalités.
Il commence également à faire des propositions en terme de design quand il aborde l’ergonomie incitative, ou comment, par le fond ET la forme, faire ressortir des éléments de l’interface afin de faire passer un message (informationnel, commercial, etc…).
Il s’agit de la première « intrusion » de l’ergonome sur le travail à venir du designer. Du coup, se pose la question suivante : où se trouve la frontière ? quand le designer doit-il intervenir ?
Une implication différente selon le type d’interface
Aucune règle ne peut être fixée sur le moment où le designer doit intervenir.
En revanche, il est certain qu’il doit toujours avoir un « oeil » sur le storyboard et les premières définitions de l’interface.
Quel niveau d’implication lors de la phase de conception ?
- Interface de type applications métiers, la présence du designer dans la phase de conception n’est pas fondamentalement nécessaire.
- Interface de type site institutionnel, informationnel, media, la présence du designer doit être plus forte puisque surgissent des problématiques de mises en avant, d’univers graphiques, etc… Ainsi pour faciliter son travail, des sessions d’échanges en cours de conception entre l’ergonome et le designer seront bénéfiques pour l’interface finale.
- Interface de type flash, design immersif, la participation entre l’ergonome et le designer devient forte : le message sera davantage véhiculé par le design et les effets (cf. motion designer) présents dans l’interface.
D’un côté, le designer (ou motion designer ou flasheur) sera là pour insuffler l’immersivité graphique, pour proposer (de par son expérience) les possibilités d’interactions (transitions, effets, etc…).
De l’autre côté, l’ergonome sera là pour garantir l’utilisabilité et l’acceptabilité de l’interface.
Une conception « tunnel » où l’ergonome définit l’interface seul lors de la phase de conception, n’est pas une conception optimale.
Pour obtenir une interface optimale, l’ergonome a besoin d’inputs :
- En provenance du design, cf. ci-dessus
- Mais également de l’éditorial, de la stratégie de communication, des développeurs techniques etc…
Comme pour le designer, l’intervention des ces différents métiers sera fonction du type de media, sur le fond et sur la forme.
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Oui c’est tout à fait cela : plus le site aura une fonction transactionnelle, plus le designer interviendra tard, alors que plus on se trouve dans un logique de marque/d’image, plus il interviendra.
Ce terme de designer est d’ailleurs vraiment vraiment pas choisi. Un concepteur n’est pas nécessairement réalisateur.
Merci Mathieu pour ce post. effectivement, ca me rappelle que je voulais écrire sur le sujet également.
Pour moi, la conception et le design ne devrait pas être en 2 étapes, mais 1 seule, notamment pour les 1ères briques : la piste graphique doit de suite être intégrée lors des premières réflexion ergo. Car le design peut enrichir la conception et permettre des solutions à des besoins que l’on avait « limités ».
PS : ton blog est très intéressant et permet d’amener à réfléchir sur bien des sujets. (en réponse à un commentaire mal placé et anonyme)